Histoire de Montlignon

Dans le dictionnaire des anciens noms de Communes, l’origine du nom de la commune dont le territoire cache quelques vestiges préhistoriques, est ainsi expliquée :

Molignum : forme romane, ou Molenium : forme latine.

Des évocations de notre commune se retrouvent fréquemment entre les VIIIème et Xème siècles, époque où l’extension de la région parisienne imposait le défrichage de nouvelles terres et la création de nombreux villages. Mais le nôtre, enserré dans la forêt de Montmorency, n’a pu s’étendre. Montlignon pourrait donc signifier "à la ligne des monts" soit le long des coteaux de la forêt.

Cependant, les historiens semblent s'accorder sur une origine du nom plus logique : Montlignon serait une forme désuète et défectueuse de Moulignon, qui fût d'ailleurs le nom de notre village jusqu’au XVIIIème siècle, et qui veut dire "petit moulin", la preuve étant faite de l’existence de plusieurs moulins à eau sur le cours des rus du Château de la Chasse et du Corbon.
 
Au Moyen-âge, Montlignon est divisé en plusieurs fiefs et l’histoire de notre commune est plutôt celle des familles ou des personnes qui ont successivement possédé les terres : Mathieu Le Bel vers 1125, Monseigneur Pierre de Moulinoux vers 1271, le Sire de Montmorency vers 1300, Messire Hangest vers 1372, Charles V et différents ordres religieux.
 
Il semble que Montlignon, siège d’un baillage royal, ait joui d’un rôle judiciaire relativement important. En 1542 est attestée l'existence d'une prison démolie en 1768 et reconstruite à l’angle de la Grand'rue (rue de Paris) et de la ruelle Pigis (allée Lucien Simonnet). Elle fut surtout utilisée pour y tenir les assemblées communales.

Montlignon devient une commune autonome à partir de la Révolution française, comptant alors seulement 130 habitants.

Madame Jean Delbée historienne de Montlignon conclut son livre publié en 1914, en soulignant que "Montlignon est bien, telle qu’elle est, toujours la perle de la vallée. Cette jolie petite commune où les gens sont sages et pondérés, donne à ceux qui sauront la traverser à moins de 50 kilomètres à l’heure (sic), l’impression de ces jolis coins de terre entrevus en passant, de ces paradis de rêves où l’on aurait voulu vivre, aimer et mourir".

 


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