LES ÉCRIVAINS ET POÈTES
Victor Hugo (1802-1885)
Ecrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et
intellectuel engagé, Victor Hugo est tenu par beaucoup comme le
plus important des écrivains français dont la renommée est
internationale. Son œuvre est monumentale : romans, poésie,
théâtre en vers et en prose, discours politiques,
correspondance il touche à tous les genres avec un même
talent. Toute son œuvre, comme sa vie, est marquée par une
profonde humanité et une grande générosité envers les "damnés de la
terre".
Il séjournait régulièrement à Saint-Prix et à Montlignon qui lui
inspira cette strophe tirée des Contemplations :
"Connaissez-vous sur la
colline
Qui joint Montlignon à
Saint-Leu
Une terrasse qui
s’incline
Entre un bois sombre et le ciel
bleu ?"
Alfred de Musset (1810-1857)
Poète et dramaturge, amant désespéré de George Sand, Alfred de
Musset entre au répertoire du Théâtre Français à 24 ans et est élu
à l’Académie Française à 42 ans. Profondément tourmenté, il
sombre dans l’alcoolisme et la débauche et meurt
prématurément, un peu rejeté par ses contemporains, avant
d’être à nouveau reconnu comme l’auteur le plus
représentatif du romantisme français.
Hôte de Bury, à de nombreuses reprises, Alfred de Musset promena
sa rêverie dans notre village.
Paul Éluard (1895-1952)
Poète original, un des fondateurs du dadaïsme puis du surréalisme,
lié à Breton et Aragon, engagé en politique autant qu’en
littérature, Paul Eluard est un résistant et un militant de la
paix. Il restera fidèle sa vie durant au parti Communiste auquel il
adhère en 1927 et décède en 1952 sans avoir renié Staline auquel il
avait dédié une ode deux ans auparavant.
Il séjourna à plusieurs reprises à Eaubonne et à Montlignon, dans
une propriété de la rue des Écoles.
LES MUSICIENS
Charles Gounod (1818-1893)
Charles Gounod, élève du Conservatoire, hôte de la Villa Médicis
où il étudie notamment la musique religieuse, remporte le Grand
Prix de Rome en 1839.
Il est l’immortel compositeur de "Faust" opéra tiré du drame
de Goethe, joué au Théâtre Lyrique en 1859. Si Gounod reste surtout
réputé pour ses opéras, il composa également plusieurs symphonies,
de la musique religieuse dont son célébrissime Ave Maria, et de
nombreuses mélodies sur des poèmes d’Alfred de Musset ou
Victor Hugo.
C’est à Montlignon qu’il choisissait de les retrouver
et de se reposer.
Benjamin Godard (1849-1895)
Compositeur précoce, Benjamin Godard produit sa première sonate à
16 ans, sa première symphonie et son premier opéra, représenté à
Anvers, à 28 ans. Il devient professeur au Conservatoire puis
Directeur de l’Opéra de Paris. A l’exception de
Jocelyn, opéra d’après un poème de Lamartine, son œuvre
est aujourd’hui passablement oubliée.
Il passa plusieurs étés dans une villa de la rue Jean Josem puis à
Taverny où ses parents achetèrent une maison.
LES COMÉDIENS ET ARTISTES
Jean Mauduit-Larive
(1747-1827)
Célèbre tragédien né en 1747 à La Rochelle, membre (1770) puis
sociétaire de la Comédie Française (1775), Jean Mauduit-Larive
ouvre, en 1804, un cours de déclamation et publie plusieurs
ouvrages techniques sur le métier d'acteur. En 1806, il est lecteur
ordinaire de Joseph, roi de Naples. En 1808 il se retire à
Montlignon dont il devient maire sous le Premier Empire puis sous
la Restauration et où il meurt en 1827.
Mistinguett (1875-1956)
Après avoir pris des cours de chant, Mistinguett débute sa carrière
de chanteuse en 1885. Elle se produit dans divers cabarets, au
théâtre et au cinéma puis, en 1911avec Maurice Chevalier, son
compagnon pendant 10 ans, aux Folies Bergère, qui donnera lieu à
une histoire d'amour longue de dix ans. Elle devient une gloire
nationale avec sa chanson Mon homme, et la grande meneuse de revues
des années 20.
Née à Enghien, Mistinguett habita un temps au numéro 11 de la rue
de Paris auprès d'une tante qui exerçait la profession de
matelassière, route de Montmorency.
Joséphine Baker
(1906-1975)
Danseuse américaine, Joséphine Baker fait un triomphe à Paris avec
la Revue Nègre. Elle est naturalisée française en 1937. Au cours de
la seconde guerre mondiale, recrutée par les Forces Françaises
Libres, elle s'engage dans l'aviation et prend une part active dans
la résistance ce qui lui vaut la Légion d'Honneur et la Croix de
Guerre avec palmes. Fervente défenderesse des droits civils, elle
se consacre à des activités humanitaires Elle adopte douze enfants
d'origine différente, retour de ses tournées, prouvant au monde
entier que des enfants de races et nationalités diverses pouvaient
vivre ensemble.
Joséphine Baker découvrit Montlignon à l'invitation d'un de ses
amis, habitant du village et fabricant de soieries
lyonnaises.
ET AUSSI...
Louis-Augustin Bosc
(1759-1828)
Naturaliste, botaniste, mais aussi homme politique protégé de
madame Roland, administrateur de la poste et des prisons, consul de
France à New-York Louis-Augustin Bosc échappa à la
guillotine en 1793, se réfugiant à Sainte-Radegonde, près du
Château de la Chasse, subsistant de légumes et de racines. Il fut
rétabli dans ses fonctions sous le Directoire. Il est avec Buffon,
notre plus grand naturaliste.
Louis-Augustin Bosc, enterré en forêt près de Sainte-Radegonde, a
donné son nom au Collège de Saint-Prix/Montlignon.
Lucien Bunel
(1900-1945)
Militaire au fort Montlignon en 1920, Lucien Bunel – en
religion père Jacques de Jésus – s'attacha à la commune et à
ses habitants. Il y créa le premier patronage et y revint chaque
été jusqu'en 1941. Enseignant, il devient directeur du Collège
d'Avon, près de Fontainebleau, au sein duquel il tente de
soustraire trois enfants juifs, qu'il avait accueillis et protégés
dans son collège, à la barbarie nazie. Le film "Au revoir les
enfants" (Louis Malle, 1987) raconte cette épisode de la vie de
Lucien Bunel. Homme de devoir jusqu'au sacrifice pour la sauvegarde
de ces 3 enfants, il mourut des suites de sa déportation à
Matthausen. Il est honoré à Yad Vashem comme un Juste parmi les
Nations.
Il méritait que son nom soit attribué à l'école primaire et
secondaire de Montlignon.